"Existe-t-il des genres mineurs ? Sans doute pas, dès lors que la qualité est au rendez-vous. Et ceux qui du haut de leur suffisance assimilent la musique d'harmonie à une sous catégorie seraient sans doute amenés à réviser leur a priori à l'écoute de l'Ensemble National à vent de l'Isère.
[...] Deux compositeurs au programme : Maxime Aulio, tout jeune organiste et corniste converti à la composition et Johan de Meij, une référence internationale [...]
Eric Villevière, chef attitré de l'ensemble, dirigeait la première partie du concert avec une suite d'orchestre "Les voyages de Gulliver". Cette pièce en quatre parties généreuse dans son expression avec des accents contrastés maniant la syncope avec efficacité suggère chez l'auditeur, grâce à la direction fluide et précise du chef, les états d'âme et les péripéties du héros de Swift. "Il Signore Fagotto" dont Rossini a tiré un opéra plein de drôlerie, Maxime Aulio l'a converti en une pièce concertante pour basson solo et orchestre. Qui mieux que Louis-Hervé Matton, basson solo de l'Orchestre National de Lyon, pouvait rendre l'intention rythmique et l'humour nécessaire de cette partition déjouant les difficultés techniques. Parfaitement intégré à un orchestre attentif et maîtrisé, sans chercher à briller superficiellement, le soliste éclaire la texture de l'oeuvre avec des inflexions subtiles et une grande pureté de son. Malgré la présence d'un cinquantaine d'interprètes aux côtés d'un instrument soliste dont la puissance du volume n'est pas la caractéristique première, l'équilibre est respecté ainsi que l'effet concertant de la pièce."
(Dauphiné Libéré - janvier 2003)







































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