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Ecoutez! Listen!

Un véritable coup de foudre pour ta musique. Subtile, puissante, originale et belle. Bravo sincère. Marc Steckar


















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Whispering Wind Full Scor...
13 décembre 2005 2 13 /12 /décembre /2005 22:13

                Le troisième compositeur de cette série est anglais : Colin Matthews.



                Né en 1946, Colin Matthews est aujourd'hui un spécialiste d'un de ses "maîtres", Gustav Holst ; toutes les rééditions des oeuvres de Holst sont réalisées avec sa collaboration. Il est également spécialiste de Gustav Mahler...

                Sa musique est fortement ancrée dans la tradition anglaise ; son apport quant à la connaissance des oeuvres de Holst lui a permis d'écrire une huitième planète se rajoutant à la fameuse suite "Les Planètes" : "Pluto, the Renewer". (Pluton n'était effectivement pas encore connue lorsque Holst écrivit sa suite...)



                C'est d'ailleurs par cette oeuvre que j'ai découvert Matthews. "Pluto, the Renewer" (Pluton, le Rénovateur) est une oeuvre superbe, utilisant le même orchestre que Holst pour ses "Planètes", incluant 2 harpes, un orgue, un euphonium, un choeur de femmes, etc. (Holst est un de mes compositeurs favoris, plusieurs de ses oeuvres sont orchestrées magnifiquement...)
                Je ne vous fait pas un discours pour vous dire combien Matthews sait orchestrer... C'est tout simplement génial.

                J'ai alors trouvé d'autres oeuvres :



                "Machines & Dreams", une oeuvre destinée à faire découvrir la musique dite contemporaine aux enfants... Ces derniers sont d'ailleurs mis à contribution dans cette pièce qui requiert divers objets et jouets sonores tels des sifflets, des métronomes, un moulinet de canne à pêche, des appeaux, des revolvers, des jouets électriques... Le tout se termine en vrai fête, avec des supporters de football qui doivent entrer en scène avec si possible explosion de ballons, et confettis...
                 C'est une commande du London Symphony Orchestra pour leur concert d'ouverture du "Childhood Festival" en 1991.

                Ici, la "mécanique" dont j'ai déjà parlé est encore présente, cela parait évident, déjà dans le titre.

                Une autre oeuvre que je trouve remarquable : "Hidden Variables" ; encore la mécanique avec des moments complètement minimalistes, et une orchestration encore une fois extraordinaire...

                Les scores de Matthews se trouvent facilement chez Faber Music.

                D'autres oeuvres géniales que je vous laisse découvrir : "Broken Symmetry" pour grand orchestre, "Suns Dance", etc.





                The third composer of this serie is english : Colin Matthews.

                Born in 1946, Matthews is a Gustav Holst' specialist ; each publication of Holst's music is done with his collaboration. He is also a specialist of Gustav Mahler.

                His knowledge on Holst gave him the opportunity to compose a 8th planet to add to the weel-known suite "The Planets" by Holst... (Holst is one of my favourite composer, most of his works are so well orchestrated...)
                So, this 8th planet is "Pluto, the Renewer" ; of course, Pluto wasn't discover yet when Holst composed his famous suite...

                Then, I wanted to know more works by Matthews ; you can see the discs above...

                I can tell you about "Machines & Dreams", commissioned by the London Symphony Orchestra for their opening concert of Childhood Festival in 1991. This work is for children ; besides, the piece needs children to play sonorous things and toys such as : a fishing-rod reel, metronomes, guns, bird calls, motor/bicycle horns, electronic toys... This end as a party, with Football hooligans who should enter, with if possible balloons and party poppers...

                You can see that the "mechanics" I told before is here (of course in the title)...

                Mechanics also in "Hidden Variables", a wonderful work, so well orchestrated, with some minimalists moments...

                You can fin easily the Matthews' scores published by Faber Music.

                I let you find other great works : "Broken Symmetry" for large orchestra, "Suns Dance", etc.



 








               
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12 décembre 2005 1 12 /12 /décembre /2005 23:18

                Un autre compositeur que j'apprécie tout particulièrement, il est japonais : Toru Takemitsu.



                Né en 1930 et mort en 1996, je l'inscris tout de même dans les "compositeurs d'aujourd'hui", car vous savez bien que l'on s'intéresse à un compositeur souvent des années après qu'il soit déjà mort...

                Il fut très attaché à la France, et est considéré comme la continuité de l'oeuvre de Debussy et de Messiaen ; Impressionnisme évident, recherche de couleurs orchestrales raffinées... Il fut l'artisan d'une synthèse entre l'Orient et l'Occident. Il fit grand usage des instruments traditionnels de son pays d'origine... Comme chez beaucoup de français, la flûte et la harpe furent ses instruments de prédilection...

                J'ai donc découvert sa musique sur ce disque :



    Je l'avais commandé pour une oeuvre très sympathique du compositeur très célèbre de musiques de films, John Williams, "The Five Sacred Trees", un concerto pour basson. Dans cette compilation, ayant pour thématique vous l'aurez compris, les arbres, une oeuvre de Takemitsu "Tree Line" m'intriguait.

                J'ai alors découvert plus profondément sa musique, et me suis aperçu que l'interprétation de "Tree Line" du disque ci-dessus, dirigée par John Williams, est une catastrophe, tant sur le plan de la mise en place rythmique, que sur la connaissance de l'oeuvre et du compositeur tout simplement ; je ne remercie pas John Williams d'avoir fait cela...

                Je vous recommande alors d'autres disques :

 

                L'oeuvre de Takemitsu est très attachée à la nature, comme le souligne déjà ses titres : "I hear the water dreaming", "Tree Line", "Garden Rain, "Toward the Sea", "Spirit Garden", "How slow the wind"...

                Il écrit des motifs mélodiques se baladant d'oeuvre en oeuvre ; un motif associé à l'eau va ainsi se trouver dans plusieurs oeuvres où l'eau sera... Je simplifie un peu sa conception, mais c'est cela.

                Si vous êtes amoureux de la musique de Debussy, et des impressionnistes en général, vous aimerez la musique fine et délicate de Takemitsu.

                On peut trouver ses scores chez Schott Japan notamment.







                Another composer I appreciate particularly, he is japanese : Toru Takemitsu who was born in 1930, and died in 1996.

                He is considered as the continuity of the music of Debussy and Messiaen. Of course, he is impressionist and search for polished orchestral colors... He used also the traditional instruments of Japan, and made a link between East and West...

                I doscovered his music in the disc you can see on top ; I had this disc for a piece by John Williams (the well-known film music composer), "The Five Sacred Trees", a bassoon concerto.
                In this compilation, with, you checked it, a "tree" thematic, a work by Takemitsu : "Tree Line".

                I wanted to know more about him ; now, I can see that the interpretation of "Tree Line" in that disc, conducted by John Williams, is catastrophic, because of false rhythms, and simply no knowledge on Takemitsu and his music... I don't thank John Williams for that.

                After all, I recommand you other discs.

                You can see that his music is steeped in nature ; it's easy to see because of his titles : "I can hear the water dreaming", "Tree Line", "Garden Rain, "Toward the Sea", "Spirit Garden", "How slow the wind"...

                He writes melodic cells which are associated to some nature aspects ; so, you can find a water theme in different works... I simplify his conception, but it's an aspect...

                If you are attached to Debussy's music, or impressionists, you should like Takemitsu's delicate and fine music...

                You can easily find his scores published by Schott Japan.






           
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10 décembre 2005 6 10 /12 /décembre /2005 16:38

                Un autre compositeur américain pour cette série : John Adams.



                Il est déjà très connu bien sûr, car il est un pilier chez les minimalistes américains, avec Philip Glass notamment, dont il est le plus proche. Né en 1947, il est aujourd'hui le compositeur américain vivant le plus joué...

                Une de ses oeuvres que je trouve formidable est "Harmonielehre", composée en 1985.

 

                "Harmonielehre" reprend le titre du Traité d'harmonie de Schoenberg, compositeur qu'Adams n'appréciait pas tellement ; le dodécaphonisme n'était pas à son goût. Toutefois, il considère Schoenberg comme un "maître", le professeur d'Adams à Harvard ayant lui-même étudié avec Schoenberg... L'oeuvre est bien sûr inscrite dans un minimalisme bien ancré, mais un grand lyrisme y est présent également lors de "parodies" des Romantiques comme Sibelius, Mahler, mais aussi le jeune Schoenberg...
                Le résultat est fascinant ; dès les premières mesures, une masse orchestrale impressionnante vous prend : Adams raconte qu'il essaie de décrire un rêve qu'il eut où un gigantesque cargo sortant d'un port décolla lentement vers le ciel en laissant une vague déferlante derrière lui... Effectivement, la puissance d'une telle scène s'imagine facilement en écoutant ce début de premier mouvement.

                D'autres oeuvres : "Short Ride in a fast machine" et "Tromba lontana" qui sont 2 fanfares pour orchestre ; "Violin Concerto" : son très célèbre concerto pour violon (que j'ai eu l'occasion de jouer en tant que corniste), c'est une musique magnifique... "Shaker Loops" pour orchestre à cordes, oeuvre qui a contribué également à installer sa réputation.

                Adams reste toutefois très critiqué comme ses pairs : critiques adressées aux minimalistes en général : éléments compositionnels que l'on retrouve de manière récurrente et agaçante...





                Another american composer : John Adams who is of course well-known : born in 1947, he is a mainstay of the minimalists, with Philip Glass notably.

                One of his works which I find wonderful is "Harmonielehre", which is the title of the book of harmony by Schoenberg ; Adams didn't like so well the music of Schoenberg and dodecaphonism, but he considers him as a "master", Adams' teacher in Harvard studied himself with Schoenberg...
                This work is minimalist, but also influenced by the Romanticism of last century ; so you can hear Sibelius, Mahler, or the young Schoenberg... A great lyrism in this piece.
                For the first movement, Adams tells that he wanted to describe a dream he had : a huge cargo boat leaving the harbour, began to leave the sea, flying to the sky, with broken waves... Surely, the strength of this image is done by the big orchestra used for the work.

                Other works : "Short ride in a fast machine" and "Tromba lontana" : 2 fanfares for orchestra ; "Violin Concerto" : his famous concerto (which I played on time as a horn player), it's superb... "Shaker Loops" which contributed to his success also...

                Even so, Adams is criticized, as his peerage : critics directed to minimalists in general :
thematic elements employed recurrently, it's annoying, etc.
               




               
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9 décembre 2005 5 09 /12 /décembre /2005 18:47

                Cette fois, c'est une compositrice française que je vous présente : Ida Gotkovsky.



                Né en 1933, elle a vécu dans une famille de musiciens. Ses études au Conservatoire Supérieur de Paris lui ont valu tous les prix d'Ecriture et de Composition.
                Son oeuvre est aussi bien représentée dans le domaine de la musique pour orchestre d'harmonie, que dans le symphonique et le lyrique.

                Il est donc intéressant que je parle d'elle ici, car ses oeuvres pour orchestre d'harmonie sont exceptionnelles ; nous pourrions citer les très célèbres "Poème du feu" ou "Symphonie pour 80 instruments à vent"...
                Je trouve que malheureusement, dans le monde des orchestres à vent, elle reste trop peu jouée...

                Ses oeuvres sont caractérisées par une puissance, une force, que l'on trouve rarement chez des compositeurs "hommes"...
                Dans son répertoire, on peut également trouver une "Symphonie pour orgue et orchestre d'harmonie", un "Concerto pour saxophone et orchestre d'harmonie", divers poèmes symphoniques pour orchestre, des concertos (trombone, trompette, saxophone...), opéras, ballets,... La majeure partie de son oeuvre est tout de même consacrée aux instruments à vent.

                Je souhaite donc vous faire part de ce disque



                qui fait partie d'un des disques de la Musique Royale des Guides Belges consacrés à l'oeuvre de Gotkovsky. En effet, Yvon Ducène, chef des Guides de 1962 à 1985, et Norbert Nozy son successeur, ont tous deux contribué pour une part à la renommée internationale de certaines oeuvres de Gotkovsky, de part leur étroite collaboration avec la compositrice.

                2 oeuvres intéressantes pour choeur(s) et orchestre à vents : "Oratorio Olympique" et "Hommage à Jean de La Fontaine".

    Tout d'abord cet "Hommage à Jean de La Fontaine" sous-titré "Chantefables, pour Choeur d'enfants, Choeurs mixtes et Orchestre".
   
    L'oeuvre comporte 6 parties : Introduction - 1. La cigale et la fourmi - 2. Les poissons et le berger qui jouait de la flûte - 4. La rat des villes et le rat des champs - 5. La jeune veuve - 6. Le savetier et le financier.
    Je ne vais pas m'attarder sur cette oeuvre, pleine de couleurs, avec une partie chorale totalement inscrite dans une tradition française... Les textes ont été adaptés par Ida Gotkovsky.

    "l'Oratorio Olympique" a été commandé par le Ministère de la Culture pour les Jeux Olympiques d'Albertville en 1992. "L'oeuvre commence tel un lever de soleil sur les montagnes, révélant ainsi la présence de milliers de cristaux de feu, puis s'épanouit dans une force glorieuse, au zénith de l'effort des hommes... L'oeuvre s'achève à la fin du jour, dans l'apothéose de la gloire, célébrée par les sommets étincelants..."
    Le Texte a été écrit par Gotkovsky.
    J'ai été surpris par une grande citation d'une de ses oeuvres, le "Poème du feu", dans la partie centrale de cet Oratorio ; voici le texte rajouté sur cette citation :

O douce clarté du ciel vénéré
Du vent, du Soleil, de la Terre,
Douce lumière enchanteresse...
Douce... douce...

    Nous pouvons facilement établir le lien entre le "Poème du feu" et cette description des "milliers de cristaux de feu..." D'ailleurs, Gotkovsky éclairci le propos et allège l'orchestration ; la celesta doublant les voix donne l'étincelle...

    Puis vient l'exclamation : "Citius ! Altius ! Fortius !" La devise des J.O. (plus vite, plus haut, plus fort).

    L'oeuvre se termine sur d'immenses accords soutenus, nous croyons même à la fin de l'oeuvre alors qu'un nouveau changement d'accord survient... Fin grandiose.





                Now, I present you a french woman composer : Ida Gotkovsky. She was born in 1933, and raised in a family of fine musicians. She graduated with several composition prizes in the Superior Conservatory of Paris.
                She write as well symphonic band music as orchestral and lyrical compositions. I think, regrettably, that in the symphonic band milieu, her music is not so much played...

                Her works are characterized by strength or force you can't easily find in men's compositions... In her repertorie, you can find symphonic poems for symphonic band or orchestra, operas and ballets, chamber music, but often a preference for the wind instruments (as you can see in her concertos : trombone, trompette, saxophone,...).

                The disc on top, is one of the discs which are issued by a collaboration between the composer and the Royal Symphonic Band of the Belgian Guides ; with conductors Yvon Ducène (director of the Guides from 1962 to 1985) and his successor Norbert Nozy.

                2 fine works there for choir and wind band : "Oratorio Olympique" and "Hommage à Jean de La Fontaine".

    "Hommage à Jean de la Fontaine - Sung fables, for children's choir, mixed choir and Orchestra ; Texts are adaptated by the composer.
    The work consists of 6 parts : 1. Introduction - 2. The cricket and the ant - 3. The fishes and the sheperd who plays the flute - 4. The town rat and the field rat - 5. The young widow - 6. The cobbler and the banker.
    The choral part is profoundly french in its characterization.

    The "Oratorio Olympique" is a majestuous work commissioned by the french Ministry of Culture for the Olympic Winter Games of Albertville in 1992. The lyrics are written by the composer too.
    "The composition starts in the same way as the sun rises over the mountains at daybreak, showing thousands of fire crystals... It ends at sunset in the apotheosis of glory, celebrated by the sparkling mountain tops..."
    I was surprised by a long quotation of her own work "Poème du feu" in the central part of the Oratorio. The lyrics she wrote on it are :

O douce clarté du cien vénéré
Du vent, du Soleil, de la Terre,
Douce lumière enchanteresse...
Douce... douce...

    This describes the "thousands of fire crystals, and you can easily do the link between the 2 works "Poème du feu" and "Oratorio Olympique"... Goktovsky here, lighten the orchestration, and the celesta doubling the voices gives us the spark...

    Then is the exclamation : "Citius ! Altius ! Fortius !" which is the Olympic motto (faster, higher, stronger).

    The work ends with huge long hold chords, once you can think it's the end but a new changement of chord is there... Grandiose ending.

         

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26 novembre 2005 6 26 /11 /novembre /2005 01:29

             Quand peut-on se satisfaire d'une oeuvre d'art...?

    La question se complique si l'on considère que le spectateur crée l'oeuvre, étant donné que chaque vision de l'oeuvre est subjective...
    Ainsi, lorsqu'on me demande quand je serai satisfait de telle oeuvre que je n'arrive pas à terminer, ou que je souhaite retravailler, je me dis que finalement je ne serai jamais satisfait ; Il y a un moment où l'on peut se dire : "maintenant, c'est bien" ; l'oeuvre se rapproche d'un idéal qu'on lui avait donné.

    Concernant mes travaux, il n'y a qu'une oeuvre pour laquelle je suis satisfait : "Marsyas".

    D'ailleurs, je ne parlerai pas de satisfaction, le mot est bien trop faible, mais lorsque j'entends cette pièce, comme dernièrement en concert avec l'Ensemble Instrumental de l'Ariège, j'ai failli pleurer de joie, alors que je jouais moi-même ma partie de 3ème cor au milieu de l'orchestre... Certains ont vu mon large sourire dans la salle... C'est un étrange sentiment. De nombreux musiciens m'on fait la remarque : "mais pourquoi tu ris !! c'était pas bien ??" ; je leur garantis que si ça n'était pas bien, je ne rirais pas.

    Les musiciens ayant joué "Marsyas", ont ressenti cette perfection atteinte, et alors que la pièce pouvait leur sembler étrange à jouer et à entendre, ils m'ont dit : "c'est la meilleure pièce que tu aies faite".

    Mais la plupart du temps, on se satisfait.

    J'ai un ami peintre, enfin, ce n'est pas son métier, mais ça pourrait ; Les mêmes sentiments apparaissent dans son travail d'artiste / artisan. (Je vous montrerai quelques-uns de ses tableaux si possible)

    Je pense que chacun de nous est apte à créer ; pourquoi et comment ?

    En y refléchissant, je compose la musique que j'ai envie d'entendre ou que j'aime entendre (d'où ce qu'on appelle les inspirations)... Mes capacités / connaissances font que je peux mettre sur papier cela. Un auditeur / spectateur peut juger qu'une oeuvre lui plait ou non, donc en ce sens, il peut dire "j'aurais aimé que ça soit plutôt comme cela, ou, pas comme cela..."
    Avec les connaissances / capacités nécessaires (selon si l'art en question est la musique, le cinéma, la peinture...), ce spectateur pourrait créer ce qu'il aimerait entendre/voir ce qu'il n'a pas entendu/vu dans ce qui existe ou dans ce qu'il sait exister...

    Autre chose, qui contredit un peu ma pensée : une oeuvre peut exister par elle-même. Cette phrase ne signifie pas grand chose, mais je vais expliquer.

    Une fois qu'une oeuvre est commencée, on la travaille... On peut s'apercevoir qu'un chemin nous mène vers la fin de l'oeuvre ; on doit suivre ce chemin, il y a une direction. J'arrive à ressentir cela personnellement. On a beau essayer de trouver une autre issue, c'est impossible ; l'oeuvre doit suivre un cheminement qui lui est propre ; Il m'arrive même de me demander : "Où est-ce que j'ai bien pu trouver ces 4 mesures géniales...", sans prendre en compte les connaissances / capacités évoquées plus haut. Je ne sais pas comment expliquer plus précisément.

    Un écrivain, je crois Jean Anouilh, a fait publier pour un de ses romans, deux fins possibles : celle qu'il aurait aimer écrire, et celle "qui s'est écrite" de part le cheminement de l'oeuvre... Mais au fond, de laquelle était-il le plus satisfait...?


    Je trouve que lorsqu'on suit le chemin de l'oeuvre, le résultat est bien plus beau.






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25 novembre 2005 5 25 /11 /novembre /2005 20:53
op.16
commande de l'Ensemble à Plectre de Toulouse à l'occasion de son 120ème anniversaire
d'après Lewis Carroll


-> temporairement laissée inachevée


Ma première composition pour un ensemble à plectre est une commande de l'Ensemble à plectre de Toulouse, un très bon orchestre, avec lequel j'ai même eu l'occasion de jouer (en tant que corniste) lorsque j'étais élève au Conservatoire de Toulouse...

L'Ensemble est encadré par des amateurs avertis ou des professionnels du monde de la mandoline, comme ce jeune prodige de l'instrument : Julien Martineau.

Après concertation, l'Ensemble à Plectre de Toulouse a décidé de me passer commande, après avoir entendu quelques-unes des mes pièces pour orchestre à vents...
Une musique de nature descriptive semblait donc évidente, connaissant mon travail...

Un ensemble à plectre est construit à l'image d'un orchestre symphonique : 1ères mandolines, 2èmes mandolines, mandoles, guitares, parfois mandoloncelles, contrebasse(s),...

Je travaille actuellement sur cette pièce ; j'espère pouvoir rendre au mieux la fantaisie de Carroll avec les couleurs d'un tel ensemble...

A suivre...



My first composition for a plectrum ensemble is a commission by the Ensemble à Plectre de Toulouse, a very good orchestra ; I played with them one time when I was horn student at the Conservatory of Toulouse...

This Ensemble is supervised by good amateurs and professionals of the mandoline milieu, such as this young prodigy of the instrument : Julien Martineau.

After reunion, The Ensemble à Plectre de Toulouse decided to commission me this piece, after hearing some wind orchestra pieces by me.
So, a descriptive piece was evident, when you know my work...

A plectrum ensemble is like a symphonic orchestra : 1st mandolins, 2nd mandolins, mandols, guitars, mandoloncellos sometimes , string basses,...

I actually work on this piece ; I hope I can give the fantasy of Carroll in the colors of such an orchestra...

To be continued...



 
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15 novembre 2005 2 15 /11 /novembre /2005 00:00

Je suis allé travailler avec l'orchestre d'harmonie d'Eybens, près de Grenoble, sur ma nouvelle pièce, "Odysseia", commande de cet orchestre.

Ce sont des musiciens formidables, très réceptifs, et réactifs... Nous avons églament travaillé ensemble sur "Montségur, la Tragédie Cathare" et "Les murmures du vent".



L'orchestre prépare également dans son programme une transcription du "Divertimento" pour orchestre de Bernstein ; une musique extraordinaire et par ailleurs très difficile à interpréter...


travail sur "Montségur" avec les percussions

Je ne sais pas trop quoi rajouter, si ce n'est que j'ai une grande affinité pour cet orchestre, ces musiciens ; d'autant plus que je connais certains d'entre eux depuis longue date, les ayant rencontré à l'Ensemble Instrumental de l'Ariège ou l'Ensemble à vent de l'Isère... J'explique cela brièvement : l'Ensemble Instrumental de l'Ariège organise des échanges de musiciens avec l'Ensemble à vent de l'Isère, également dirigé par Eric Villevière ; l'Ensemble à vent de l'Isère compte nombres musiciens issus de l'harmonie d'Eybens...


Pour terminer, juste un petit mot :

Avec l'aurore naissante se révélait à eux un monde serein.



une partie de cartes tardive après une longue journée de répétitions


Merci aux musiciens de l'harmonie d'Eybens pour leur sympathie et leur talent.


 
 
 


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31 octobre 2005 1 31 /10 /octobre /2005 00:00

Je suis très fier aujourd'hui, car une de mes compositions, "Les murmures du vent", a été diffusée sur une grande radio belge : Klara, équivalent de nos radios françaises Radio Classique et France Musiques...

Du 31 octobre au 3 novembre, vous pourrez entendre dans le programme de Fred Brouwers, de 10h à 12h, des oeuvres originales d'orchestre à vents, extraites du disque "Jan Van der Roost presents"... Jan ayant été interviewé ce matin.

(Malheureusement, je n'ai pas pu entendre tout cela ce matin, étant en plein voyage de Toulouse à Leuven, Belgique.)




I'm very proud today because one of my pieces, "Whispering Wind", has been broadcasted on the belgian classical radio, Klara.

You can listen until November 3th, from 10h to 12h, original wind orchestra pieces, excerpts from the disc "Jan Van der Roost presents".




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19 octobre 2005 3 19 /10 /octobre /2005 00:00


J’ai dédicacé une de mes dernières pièces, "Marsyas", à Eric Villevière, pourquoi ?

    Je vais vous le dire.

Eric est un chef d’orchestre et un homme d’exception. Il a une grande capacité de perception, et un charisme extraordinaire. Il est bien sûr très bon musicien. (De plus amples informations sur son parcours : ici)

Travailler avec lui est une grande chance ; en tant que musicien, vous apprenez à jouer, entendre, écouter différemment.

En tant que compositeur, je pense différemment l’acte de composer : j’ai par exemple appris à ressentir le tempo d’une nouvelle page avant de l’écrire, ce qui évite l’indication d’un tempo théorique, qui n’est pas forcément un bon tempo.

J’ai donc appris à ressentir ce que j’écris, ce qui n’est je pense pas le cas - et donc j’ai eu de la chance - de certains compositeurs, qui parfois n’entendent même pas ce qu’ils ont écrit… !

Le son d’un orchestre change sous sa direction ; c’est indéniable, ça s’entend.


Son but à la tête d’un orchestre, l’emmener à un niveau supérieur de celui dans lequel il joue habituellement. C’est facile de dire « c’est bien », mais plus difficile « c’est mieux, et on peut encore faire mieux »…

Il faut pouvoir malaxer le son de l’orchestre comme de la pâte, enfoncer les doigts lentement dans la farine, mélanger… Ses gestes sont semblables.

Il faut savoir que dans le travail d’un chef d’orchestre, la gestique, ce que le grand public voit, n’est que 20% (c’est juste pour donner un ordre d’idée, non pas un pourcentage tel quel).

La connaissance et la compréhension de la partition jouée (et de son compositeur) reste le plus important et permet par la suite de pouvoir faire comprendre aux musiciens ce qu’ils jouent et comment il faut le jouer.

Ainsi, lorsque tous les musiciens sont rassemblés (musicalement) vers une même idée, l’orchestre sonne mieux, et si le chef est de plus un bon interprète, sensible, et qu’il arrive à faire passer ce qu’il ressent aux musiciens, la magie opère.

C’est ce qu’arrive à obtenir Eric, et il est rare de voir des chefs arriver à un tel résultat.


    Une petite anecdote supplémentaire :

Il arrive à créer un écho artificiel, je ne saurais expliquer le phénomène scientifique qui le régit, mais je l’ai entendu de nombreuses fois avec lui, il nous en a même fait une démonstration… tout simplement, sur un accord (fin d’une œuvre par exemple), lorsque chaque musicien s’arrête de jouer, on peut entendre un légère résonance supplémentaire, comme un écho - attention ! Non pas créé par l’acoustique de la salle ! – qui serait créé par des restes de vibrations d’air (chaque instrument de musique fonctionne en faisant vibrer l’air, ça parait banal, mais il faut le rappeler)… Il est possible de créer ces restes de vibrations, c’est difficile à expliquer, mais lorsqu’on entend ça, on se dit, c’est magique (en fait purement scientifique, je suis plutôt cartésien, mais magique quand même) ; et puis, il faut un chef qui arrive à cela, comme Eric.

Pour conclure, considérant « Marsyas » comme la meilleure pièce que j’ai écrit jusqu’à présent, et lorsque je l’écrivais, tous les paramètres cités étant réunis, et donc imaginant Eric diriger cette pièce, il me semblait évident de lui dédicacer.

D’ailleurs, il en est flatté (il me l’a dit), car il aime beaucoup cette œuvre semble-t-il, en tout cas, le résultat est magique.

Merci.

EDIT : Eric a repris ses activités de corniste, et joue régulièrement avec le célèbre Concert Impromptu !

 




PS : retrouvez parmi les diaporamas, quelques photos de gestes d’Eric



I dedicated one of my last compositions, "Marsyas", to Eric Villevière ; why ?

He is an exceptional conductor and personage, with a formidable charisma and a great sense of perception. He is also a good musician, of course.

To work with him is a chance ; as a musician, you learn to hear, listen, play your instrument differently.

As a composer, I consider the composing action differently ; for example, I learned to feel the tempo of a movement before writing it, so, I don't write a theorical tempo which could be not a good tempo.

Today, I feel what I write, I'm lucky ; lots of composers don't feel what they write, sometimes don't hear also !
(you can easily see that)

An orchestra's sound change under his baton, it's undeniable, you can hear it.

To make an orchestra growing to a higher level is better than to make it play at his level.

His gesture is similar as someone who knead dough, push hands in the flour, mix up...

You have to know that the gesture is only 20% of a conductor's work (it's not to give a percentage, but an idea).

To know the score, and its composer, inside out, is the most important thing ; so, you can demise to musicians how and why to play what they're playing. Then, when all the musicians are getting together to the same idea of playing, and if the conductor has a good feeling and can transmit it to them, it could be magical.

Eric can have this result, and it's rare to see that.

He is able to create an artificial echo, not due to the audience's acoustics, only by the sound work. it's long to explain, and I can only give a scientific explanation, and when you hear that, as I heared many times with Eric, you think it's magical.

So, I dedicated "Marsyas" to Eric, because of these parameters, and the fact that I did imagine Eric conducting this piece when I was writing it. He is flattered of that he said to me ; and when he conducts it, it's magical...

Thanks.

EDIT : Eric is taking his horn again, and plays now with the renowned "Concert Impromptu" !





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Published by Aulio - dans rencontres
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3 octobre 2005 1 03 /10 /octobre /2005 00:00

Je souhaite vous faire part de cet article intéressant :

Pierre Monteux, premier chef à diriger le glorieux Sacre du Printemps de Stravinsky, se demandait, dans les années 1950, pourquoi on ne réclamait pas plus sa présence en France. Fondateur de l’éphémère Orchestre de Paris, il a fini sa carrière entre les Etats-Unis et l’Angleterre. Un demi-siècle plus tard, la situation n’a guère changé.

Nul n’est prophète en son pays, c’est bien connu, mais le désamour de la France envers ses chefs d’orchestre, sil n’est pas nouveau, semble aller croissant.

Depuis le départ de Michel Plasson de Toulouse, seuls deux chefs français mènent à la baguette un orchestre national : Jean-Claude Casadesus à Lille et Jacques Mercier en Lorraine. « Je pourrais pourtant citer une bonne trentaine de noms, toutes générations confondues, capables de prendre brillamment la tête d’un orchestre en France », souligne fermement Casadesus. Capables peut-être, mais élus, rarement.

Alors, ils tentent leur chance à l’étranger. Et avec un succès qui, parfois, ne franchit pas les frontières. Que sait-on des triomphes de Bertrand de Billy à Vienne et à Barcelone ? Yann-Pascal Tortelier en Angleterre ? Frédéric Chaslin en Israël et en Autriche ?

A cette liste d’expatriés volontaires ou forcés, on pourrait ajouter Stéphane Denève, un talent déjà confirmé et recherché. La rumeur l’annonçait à Toulouse et à Bordeaux, où les pupitres sont à pourvoir depuis des mois. Finalement, il poursuivra sa carrière à Milan et à Glasgow, où l’attendent un poste de directeur musical et un avenir sans doute brillant. « Je suis ravi », explique cet ancien assistant de Casadesus, « en France, tout est vraiment trop politisé. » Il sait de quoi il parle : après 65 représentations à l’Opéra de Paris, il a fini par claquer la porte, à la suite d’un conflit avec les syndicats de musiciens. A Toulouse, la complexité et l’opacité des prises de décision entre l’orchestre et ses tutelles n’ont pas facilité son éventuelle nomination.

« Le problème, souligne Casadesus, c’est que l’on cherche la perle rare. On veut un chef qui ait le sens du contact et des médias, un projet artistique solide, un cachet raisonnable, qu’il soit un habile politique et qu’il ait une dimension internationale. Mais tout cela ne peut se construire qu’au fil des ans par un travail de fond. »

Comme le regrette Frédéric Chaslin, « cette terrible habitude française de la bureaucratie veut que le n°1 d’un orchestre soit forcément un énarque. Il est donc préférable d’engager un étranger, qui, pour des raisons de langue et de culture, a toutes les chances de na pas trop s’impliquer dans les intrigues locales. »

Depuis longtemps, la profession de chef d’orchestre est, comme la musique, sans frontières. Sylvain Cambreling fait son retour en France, à l’Opéra de Paris, après deux décennies passées à l’étranger. « Il était trop difficile de faire carrière dans mon pays, dit-il. Question de mentalité. »

Depuis Napoléon, la France ne forme que des solistes, pas des musiciens de rang. On ne s’étonnera donc pas que l’arrogance et l’indiscipline aient autant fait la réputation des phalanges françaises que leurs qualités musicales.

La situation est grave mais pas désespérée. « Il faut absolument développer l’assistanat et multiplier les échanges avec les conservatoires », réclame Casadesus, « et redéfinir les responsabilités dans les orchestres pour savoir vraiment qui fait quoi », propose Stéphane Denève.

« La tradition orchestrale française meurt, conclut Casadesus. Aujourd’hui, tout est banalisé, standardisé. Le son élégant et coloré qui caractérisait les orchestres français lorsque j’ai débuté, est en voie de disparition. »

Orchestre cherche fée pour coup de baguette magique.

Bertrand Dermoncourt, L’ExpressMag, 18/10/2004


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