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Ecoutez! Listen!

Un véritable coup de foudre pour ta musique. Subtile, puissante, originale et belle. Bravo sincère. Marc Steckar


















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Les Voyages De Gulliver -...
 
Whispering Wind Full Scor...
25 février 2006 6 25 /02 /février /2006 14:23

Parmi les instruments à percussion dont le son est indéterminable, c'est à coup sûr la grosse caisse qui a causé le plus de ravages, amené le plus de non-sens et de grossièretés dans la musique moderne.            
             Aucun des grands maîtres du siècle dernier ne crut devoir l'introduire dans l'orchestre. Spontini le premier la fit entendre dans sa marche triomphale de "La Vestale" et un peu plus tard dans quelques morceaux de "Fernand Cortez" : elle était là bien placée. Mais l'écrire comme on le fait depuis quinze ans, dans tous les morceaux d'ensemble, dans tous les finales, dans le moindre choeur, dans les airs de danse, dans les cavatines même, c'est le comble de la déraison et (pour appeler les choses par leur nom) de la brutalité : d'autant plus que les compositeurs, en général, n'ont pas même l'excuse d'un rythme original, qu'ils seraient censés avoir voulu mettre en évidence et rendre dominateur des rythmes accessoires ; non, on frappe platement les temps forts de chaque mesure, on écrase l'orchestre, on extermine la voix : il n'y a plus ni méthode, ni harmonie, ni dessins, ni expression : c'est à peine si la tonalité surnage ! Et l'on croit naïvement avoir produit une instrumentation énergique et fait quelque chose de beau !...


             Inutile d'ajouter que la grosse caisse, dans ce système, ne marche presque jamais qu'accompagnée de cymbales, comme si ces deux instruments étaient de leur nature inséparables. Dans quelques orchestres même, ils sont joués par un seul et même musicien : une des cymbales étant attachée sur la grosse caisse, il peut la frapper avec l'autre de la main gauche, pendant que de la main droite il fait manoeuvrer le tampon de la grosse caisse. Ce procédé économique est intolérable : les cymbales, perdant ainsi leur sonorité, ne produisent plus qu'un bruit comparable à celui qui résulterait de la chute d'un sac plein de ferrailles et de vitres cassées. C'est d'un caractère trivial, dépourvu de pompe et d'éclat : c'est tout au plus bon pour faire danser les singes et accompagner les exercices des joueurs de gobelets, des saltimbanques, des avaleurs de sabres et de serpents, sur les places publiques et aux plus sales carrefours.


Hector Berlioz, Traité d'instrumentation


Texte dit par Maxime, avec des extraits de:
Peer Gynt, 2ème suite, "Arabian Dance" - Edvard Grieg
Symphonie No.1, 2ème mouvement - Gustav Mahler
Symphonie No.4, 4ème mouvement - Piotr Illitch Tchaikovsky (dans un arrangement réalisé par Elizabeth Poston pour un concert Hoffnung)



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21 février 2006 2 21 /02 /février /2006 15:21

             Carrefour de Lodéon (une émission qui, hélas, n'existe plus) sur France Inter : un extrait des voyages de Gulliver... génial non?!

             Proposé par l'Harmonie Saint-Pierre d'Amiens qui a interprété et enregistré quelques extraits de cette oeuvre...

Ecoutez un extrait de l'émission
ou
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21 février 2006 2 21 /02 /février /2006 00:40

             Je souhaite faire partager la plaisir que j'ai eu ce week-end à diriger une de mes compositions, Aerospace, lors d'une petite tournée de l'orchestre à vents de l'Institut Lemmens, dirigé par Jan van Der Roost habituellement.

             Le travail a commencé très tard, et malheureusement, s'est déroulé plutôt mal... En effet, durant les quelques répétitions que j'ai pu faire, je n'ai pas réussi à convaincre les quelques 70 musiciens ; ma pièce ne leur plaisait pas vraiment, et je n'arrivais pas à faire avancer les choses...

             Après quelques semaines, et les concours d'entrée au CNSM de Paris passés, je décidais d'annuler l'interprétation de cette oeuvre en concert... Mais, la pièce étant déjà annoncée dans un programme de musique française ("Carnaval Romain" de Berlioz, "Boléro" de Ravel, "Carmen" de Bizet, "Festival à Kerkrade" de Lancen...), je ne pouvais plus faire marche arrière...
             J'ai pu avoir le temps de réfléchir à la manière de reprendre les choses en main, en l'occurence, un orchestre...! C'était évident : les répétitions s'étaient mal déroulées par ma faute...

             Arrive le premier concert :

                   Exincourt, près de Montbéliard, le samedi 18 février ; on décide de me laisser un peu de temps lors du raccord de l'après-midi pour travailler un peu si nécessaire (je n'avais pas vu les musiciens depuis 3 semaines, cette dernière fois étant plutôt catastrophique...).

          J'ai décidé de me donner le courage de diriger, et non pas d'écouter... Et quelle surprise !
Nous avons fait une lecture magnifique de la pièce ; ça y est, j'avais réussi à partager ce que j'avais à dire avec ma musique... je n'avais jamais entendu cette pièce aussi bien sonner...

          Le concert fut évidemment encore mieux... J'ai eu droit à des tonnerres d'applaudissements !
Les musiciens m'ont suivi ; j'ai gagné leur confiance.


          Je ne vous raconte même pas le concert du lendemain à Liestal, près de Bâle, en Suisse ; les musiciens me confirment alors qu'ils partagent mon plaisir, que mes "grimaces" leur parlent, qu'ils n'avaient pas aimé cette oeuvre lors des répétitions, et que maintenant, ils la trouvent géniale...
          J'ai réussi... Quelle grande satisfaction...! Difficile à décrire d'ailleurs... Je pense qu'il suffirait de voir mon visage à la fin de l'interprétation ; le regard des musiciens en face de moi voyant ce visage réconforté...


          Vous pouvez voir que je contredis complètement ce que je racontais ici ; mais il existe un proverbe bien connu sur ceux qui ne changent pas leur avis...



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8 février 2006 3 08 /02 /février /2006 22:03

             J'ai récemment visité le Musée de la Musique à Paris et été très ému en voyant les "bâtons de mesure" de Berlioz, Habeneck, Lamoureux et Saint-Saëns...

dans cette galerie consacrée au XIXème siècle est exposé notamment le bâton de Berlioz


             I recently visited the Music Museum in Paris, and was seized with emotion when I saw the conductor's batons of Berlioz, Habeneck, Lamoureux and Saint-Saëns...
             Hereunder is a guitar (you can check it also in the picture above) which was played by Paganini and then offered to Berlioz who was the Conservatory Museum curator...


Vous pouvez voir cette guitare dans l'image du haut également...


             Le Musée de la Musique se trouve près du Parc de la Villette, en face du Conservatoire Supérieur ; tout ce complexe musical est nommé "Cité de la Musique".

             Un Musée similaire se trouve à Bruxelles, près du Conservatoire Royal et du Palais des Beaux-Arts.


Bonnes visites...



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29 janvier 2006 7 29 /01 /janvier /2006 01:57

             A l'image de ces compositeurs-chefs d'orchestre que furent Berlioz, ou encore Wagner, Boulez évoquait en 1972, les raisons qui l'ont poussé à devenir chef d'orchestre ; il analysait alors l'impression qu'il avait ressentie à certaines exécutions d'oeuvres de Schoenberg et de Berg données à Paris au lendemain de la Seconde Guerre mondiale :

             "elles étaient tellement incohérentes, si monstrueusement inadéquates [...] que je comprends très bien qu'un public ait été dans le doute. Je l'étais moi-même du reste quelquefois [...]. Je connaissais les oeuvres en partition, je les avais lues, et quand, tout d'un coup, je les entendais interprétées de cette manière, je me demandais si je n'étais pas atteint d'une espèce de strabisme de l'oreille. Quand je lisais les partitions, je les entendais d'une certaine façon, je les croyais valables et valides et, tout d'un coup, à ces concerts, je me disais qu'il n'était pas possible que ces partitions aient une substance musicale intéressante. Je revenais finalement au texte et, finalement, j'étais convaincu que la partition avait raison, je voyais le pourquoi de ce désenchantement."

Par volonté et par hasard, Entretiens avec Célestin Deliège.

Citation extraite de "L'art du chef d'orchestre" de Georges Liébert.


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26 janvier 2006 4 26 /01 /janvier /2006 16:44

          Souvent voyageur à partir de 1842, Berlioz a laissé un témoignage vivant et pittoresque sur ses tournées de concerts à l'étranger. Le "métier de sergent instructeur" auquel il lui arrive de comparer son activité de chef d'orchestre ne va pas sans de "terribles suées". Mais il en est parfois récompensé le soir du concert.

"Le compositeur qui tente, comme je l'ai fait, de voyager pour produire ses oeuvres, à quelles fatigues, à quel labeur ingrat et toujours renaissant ne doit-il pas s'attendre !... Sait-on ce que peut être pour lui la torture des répétitions ?... Il a d'abord à subir le froid regard de tous ces musiciens médiocrement charmés d'éprouver à son sujet un dérangement inattendu, d'être soumis à des études inaccoutumées. - Que veut ce Français ? Que ne reste-t-il chez lui ?
Chacun néanmoins prend place à son pupitre ; mais au premier coup d'oeil jeté sur l'ensemble de l'orchestre, l'auteur y reconnaît bien vite d'inquiétantes lacunes. Il en demande la raison au maître de chapelle : "La première clarinette est malade, le hautbois a une femme en couches, l'enfant du premier violon a le croup, les trombones sont à la parade ; ils ont oublié de demander une exemption de service militaire pour ce jour-là ; le timbalier s'est foulé le poignet, la harpe ne paraîtra pas à la répétition, parce qu'il faut du temps pour étudier sa partie, etc., etc."
         
          On commence cependant, les notes sont lues, tant bien que mal, dans un mouvement plus lent du double que celui de l'auteur ; rien n'est affreux pour lui comme cet alanguissement du rythme ! Peu à peu son instinct reprend le dessus, son sang échauffé l'entraîne, il précipite la mesure et revient malgré lui au mouvement du morceau ; alors la gâchis se déclare, un formidable charivari lui déchire les oreilles et le coeur ; il faut s'arrêter et reprendre le mouvement lent, et exercer fragments par fragments ces longues périodes dont, tant de fois auparavant, avec d'autres orchestres, il a guidé la course libre et rapide.

          Cela ne suffit pas encore ; malgré la lenteur du mouvement, des discordances étranges se font entendre dans certaines parties d'instruments à vent [...].

          [...] Après trois ou quatre heures de ces tiraillements antiharmoniques, on n'a pas pu rendre un seul morceau intelligible. Tout est brisé, désarticulé, faux, froid, plat, bruyant, discordant, hideux ! Et il faut laisser sur une pareille impression soixante ou quatre-vingts musiciens qui s'en vont, fatigués et mécontents, dire partout qu'ils ne savent pas ce que cela veut dire, que cette musique est un enfer, un chaos, qu'ils n'ont jamais rien essuyé de pareil. Le lendemain le progrès se manifeste à peine ; ce n'est guère que le troisième jour qu'il se dessine formellement. Alors, seulement, le pauvre compositeur commence à respirer ; les harmonies bien posées deviennent claires, les rythmes bondissent, les mélodies pleurent et sourient ; la masse unie, compacte, s'élance hardiment ; après tant de tâtonnements, tant de bégaiements, l'orchestre grandit, il marche, il parle, il devient un homme !


          L'intelligence ramène le courage aux musiciens étonnés ; l'auteur demande une quatrième épreuve ; ses interprètes, qui, à tout prendre, sont les meilleures gens du monde, l'accordent avec empressement ; cette fois, fiat lux !
         
- Attention aux nuances ! Vous n'avez plus peur ?
          - Non ! donnez-nous le vrai mouvement ? - Via ! Et la lumière se fait, l'art apparaît, la pensée brille, l'oeuvre est comprise ! Et l'orchestre se lève, applaudissant et saluant le compositeur ; le maître de chapelle vient le féliciter ; les curieux qui se tenaient cachés dans les coins obscurs de la salle, s'approchent, montent sur le théâtre et échangent avec les musiciens des exclamations de plaisir et d'étonnement, en regardant d'un oeil surpris le maître étranger qu'ils avaient d'abord pris pour un fou ou un barbare.
          Qu'il s'en garde bien, le malheureux ! C'est l'heure pour lui de redoubler de soins et d'attention. Il doit revenir avant le concert, pour surveiller la disposition des pupitres, inspecter les parties d'orchestre et s'assurer qu'elles ne sont point mélangées. Il doit parcourir les rangs, un crayon rouge à la main, et marquer sur la musique des instruments à vent des désignations de tons usitées en Allemagne, au lieu de celles dont on se sert en France ; mettre partout : in C, in D, in Des, in Fis au lieu de en ut, en ré, en ré bémol, en fa dièse. Il a à transposer pour le hautbois un solo de cor anglais, parce que cet instrument ne se trouve pas dans l'orchestre qu'il va diriger, et que l'exécutant hésite souvent à transposer lui-même. Il faut qu'il aille faire répéter isolément les choeurs et les chanteurs, s'ils ont manqué d'assurance.

          Mais le public arrive, l'heure sonne ; exténué, abîmé de fatigues de corps et d'esprit, le compositeur se présente au pupitre-chef, se soutenant à peine, incertain, éteint, dégoûté, jusqu'au moment où les applaudissements de l'auditoire, la verve des exécutants, l'amour qu'il a pour son oeuvre le transforment tout à coup en machine électrique, d'où s'élancent, invisibles, mais réelles, de foudoyantes irradiations. Et la compensation commence. Ah ! c'est alors, j'en conviens, que l'auteur-directeur vit d'une vie aux virtuoses inconnues ! Avec quelle joie furieuse il s'abandonne au bonheur de jouer de l'orchestre ! Comme il presse, comme il embrasse, comme il étreint cet immense et fougueux instrument ! L'attention multiple lui revient ; il a l'oeil partout ; il indique d'un regard les entrées vocales et instrumentales, en haut, en bas, à droite, à gauche ; il jette avec son bras droit de terribles accords qui semblent éclater au loin comme d'harmonieux projectiles ; puis il arrête, dans les points d'orgue, tout ce mouvement qu'il a communiqué ; il enchaîne toutes les attentions ; il suspend tous les bras, tous les souffles, écoute un instant le silence... et redonne ardente carrière au tourbillon qu'il a dompté."


Hector Berlioz, Mémoires


Texte dit par Maxime, avec des extraits d'oeuvres de Berlioz :
Le carnaval romain, op.9
Les nuits d'été, op.7, Villanelle
La damnation de Faust, op.24, "Laus! Hosanna!"
Roméo et Juliette, op.17, "Jurez donc par l'auguste symbole"






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26 janvier 2006 4 26 /01 /janvier /2006 15:35

             Claude Debussy
                sur "la musique d'aujourd'hui et celle de demain" :

          "Je le sais, je suis très critiqué, cela arrive toujours quand on fait du nouveau, mais, si j'ai trouvé quelque chose, c'est, croyez-le bien, une quantité infime de ce qui reste à faire, car, je le dis en tremblant, je crois bien que la musique a reposé jusqu'à aujourd'hui sur un principe faux. On cherche trop à écrire, on fait de la musique pour le papier alors qu'elle est faite pour les oreilles !"
            

          " [...] Que voulez-vous ? Je suis assez rapide pour composer ; mais je suis extrêmement lent pour me décider à le faire."

          " [...] Une seule chose m'incommode dans ce travail, c'est qu'il faut le terminer à date fixe ; j'ai horreur de ça, je suis paralysé par cette idée, et je ne puis penser à autre chose."



               
M. Debussy nous dit son admiration profonde pour les vieux maîtres du XVIème siècle et pour le grand Bach :
              
         
"Ceux-là, c'est la musique elle-même, la force élémentaire à laquelle rien ne résiste. Personne n'a plus fait de musique après Bach, parce que, depuis lui, personne ne s'est trouvé dans des conditions favorables à la création musicale. Et ce n'est pas de notre époque, hélas ! qu'il serait raisonnable d'attendre le retour de ces conditions heureuses.
          Est-ce dire qu'on doive désespérer ? Loin de là ! La musique renaîtra. Travaillons ! Travaillons chacun selon notre inspiration. L'avenir dira quels auront été les classiques."


         
"Je crois que le principal défaut de la plupart des écrivains et artistes est de ne pas avoir assez de courage et de volonté pour rompre avec leur succès, de ne pas chercher des voies et des idées nouvelles. La plupart d'entre eux se reproduisent deux, trois, quatre fois. Ils n'ont pas le courage, la témérité, de laisser le certain pour l'incertain. Il n'y a pas pourtant plus grand plaisir que de descendre en soi, mettre en mouvement tout son être, chercher des trésors nouveaux et enfouis. Quelle joie que de trouver en soi quelque chose de neuf, qui nous surprend nous-même et nous remplit de douceur. Celui qui se répète est semblable à celui qui imite les autres. Ne pensez-vous pas ?"


         
"J'essaie d'être un homme sincère, dans mon art et dans mes opinions, voilà tout. [...] Encore une fois, je ne suis pas l'homme de ma légende, je n'aime que le silence, la paix, le travail, l'isolement, et tout ce que l'on peut dire de ma musique m'est complètement égal. Je ne prétends point qu'on l'imite, ni qu'elle exerce une influence quelconque sur qui que ce soit. Je tiens à rester indépendant ; je fais mon oeuvre comme je dois, comme je puis, voilà tout ce que je peux vous dire."


Citations extraites de "Monsieur Croche et autres écrits" de Claude Debussy.


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17 janvier 2006 2 17 /01 /janvier /2006 00:00


"appuyer sur une touche"


Voici une partition assez drôle qui parodie la musique dite contemporaine





 
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16 janvier 2006 1 16 /01 /janvier /2006 22:40


          Claude Debussy dans "La Revue Blanche" :
(La Revue Blanche (1889-1903), est une revue littéraire et artistique où collaborèrent les plus grands écrivains et artistes de cette époque. Elle se pose en rivale du "Mercure de France", d'où son nom : la couverture du Mercure était mauve. Debussy a travaillé comme critique pour les 2 revues...)


A propos des applaudissements à la fin d'un concert :

"[...] C'est d'ailleurs singulier, ce besoin instinctif, qui trouve son origine à l'âge de pierre, de frapper nos mains l'une contre l'autre en poussant des cris de guerre, pour manifester nos plus beaux enthousiasmes... Il ne faut voir aucune intention de critique dans cette remarque, ni la prétention de faire le procès de l'humanité ; il me fallait simplement terminer ces impressions."

Quelques autres "perles" :

"[...] Il y a eu ces dernières semaines un grand arrivage de chefs d'orchestre allemands. C'est moins grave qu'une épidémie, mais ça fait beaucoup plus de bruit [...]"


"[...] nous allons assister aux exercices habituels sur les différentes manières de conduire les symphonies de Beethoven ; les uns presseront, les autres ralentiront et c'est ce pauvre grand vieux Beethoven qui souffrira le plus. Des personnes graves et informées déclareront que tel ou tel chef d'orchestre possède le vrai mouvement, c'est d'ailleurs un excellent sujet de conversation. Où ces personnes prirent-elles tant d'assurance? reçurent-elles des communications de l'Au-Delà? Voilà des gentillesses d'outre-tombe qui m'étonneraient beaucoup de la part de Beethoven [...]"


"[...] M. Chevillard conduisit la neuvième symphonie par coeur ! avec une sûreté admirable... Allons ! messieurs les chefs d'orchestre allemands, vous n'aurez pas fait un voyage tout à fait inutile..."


          J'espère que vous appréciez autant que moi...



Citations extraites de "Monsieur Croche et autres écrits" de Claude Debussy.





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15 janvier 2006 7 15 /01 /janvier /2006 21:53

Les derniers instants d'un pingouin farceur...

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