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Ecoutez! Listen!

Un véritable coup de foudre pour ta musique. Subtile, puissante, originale et belle. Bravo sincère. Marc Steckar


















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Les Voyages De Gulliver -...
 
Whispering Wind Full Scor...
14 janvier 2006 6 14 /01 /janvier /2006 13:48

          "En vérité, l'amour de l'art ne se donne pas plus qu'il ne s'explique."


          " [...] je défie qui que ce soit de rester insensible à la puissance de cette musique, elle est telle qu'on en oublie : la vie, son voisin de fauteuil, et même le souci d'une attitude convenable, tant on voudrait pousser des cris de joie. On se résout difficilement à faire un bruit ridicule avec ses mains, ça ne suffit certainement pas à remercier un homme de vous avoir donné des minutes de bonheur."


          " [la musique] a un Passé dont il faudrait remuer les cendres : elles contiennent cette flamme inéteignable à laquelle notre Présent devra toujours une part de sa splendeur."



        John-Philip Sousa, le compositeur américain des célèbres marches "The Star and Stripes Forever" et "Washington Post" faisait une tournée en Europe avec son orchestre à vents ; cela n'a pas échappé à l'ironie de notre compositeur impressionniste national :


          "Enfin !... le roi de la musique américaine est dans nos murs ! C'est-à-dire que M. J.-P. Sousa "and his band" va, pendant toute cette semaine, nous révéler les beautés de la musique américaine avec la manière de s'en servir dans les meilleures sociétés. Il faut, à vrai dire, être singulièrement doué pour conduire cette musique. C'est ainsi que M. Sousa bat la mesure circulairement, ou bien secoue une imaginaire salade, ou balaie une invisible poussière et attrape un papillon sorti d'un tuba-contrebasse.
          Si la musique américaine est unique à rythmer d'indicibles "cake-walk", j'avoue que pour l'instant cela me paraît sa seule supériorité sur l'autre musique... et M. Sousa en est incontestablement le roi."


        Sur la musique "d'avant-garde" :

            "En effet la forme peut être gauche, maladroite, mais contenir le germe de l'idée dont, beaucoup plus tard, un autre dégagera la beauté.
            Il faut balbutier avant de parler, ce qu'on oublie volontairement à notre époque "d'arrivisme" forcené, où s'accumulent des oeuvres qui ne répondent qu'à ce besoin de satisfaire une mode, forcément précaire. Et tant "d'arrivistes" qui ne sont même jamais partis ! Quand se décidera-t-on à détruire l'opinion, trop courante, qu'il est aussi facile d'être artiste que dentiste ? Quand cessera-t-on de multiplier des moyens de divulgation aussi dangereux qu'inutiles ! Beethoven, dont s'autorisent tant de professeurs d'énergie, a dû décourager pas mal de gens ; il savait trop bien, lui, que l'art est un sacrifice. Aujourd'hui on le propose comme exemple dans sa gloire indestructible ! Ce n'est pas très malin, et c'est tricher au jeu des possibilités."


                        
Citations extraites de "Monsieur Croche et autres écrits" de Claude Debussy.


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13 janvier 2006 5 13 /01 /janvier /2006 14:14

       Sur la "Symphonie Pastorale" de Beethoven :

          "A propos de cette symphonie, a-t-on jamais pensé combien il faut qu'un chef-d'oeuvre soit "chef-d'oeuvre" pour résister à tant d'interprétations ? Il y a : l'interprétation "respectueuse" où la peur de secouer la poussière des siècles fait ralentir les mouvements, éteindre les nuances..., l'interprétation fantaisiste où c'est le contraire, et qui donne l'impression d'un enterrement sous la pluie. Que Beethoven ait eu mauvais caractère n'est pas une raison suffisante pour le rendre ennuyeux."


          "Depuis longtemps nous sommes pris de la manie d'administrer les choses les moins administrables qui soient au monde et, forcément, cette manie a fini par envahir l'art ! Qu'on veuille faire de la musique, on fonde immédiatement une société où des éléments contradictoires finissent généralement par se neutraliser. Qu'on veuille apprendre la musique ? On a le choix entre le Conservatoire, la Schola Cantorum, où fût-on génial comme Bach, doué comme Chopin, il faut subir le même règlement. Par quelle suite de miracles ces deux mots : art, règlement, ont-ils pu se trouver associés, est proprement inimaginable."

          " [...] Ne mêlons pas le respect, qui n'est qu'une vertu, à l'art qui est la plus belle des religions, faite d'amour et d'égoïsme accepté."


      
Festival Beethoven :

          "A la sortie, on peut dire avec assurance : " Ce Beethoven ! quel génie ! " ; rien n'est plus légitime, puis l'attitude contraire ne serait que du snobisme encore plus bête. Nulle crainte à avoir de subir cette atmosphère chargée de nervosité qui particularise les dimanches où l'on exécute : " un jeune "... D'abord, il faut se faire une opinion, ce qui n'est pas toujours commode. Faut-il, aussi, avoir l'air d'avoir compris ? ou l'air à jamais bouché aux harmonies tendancieuses ? Quel problème ! En vérité, nous regardons souvent très mal - les paysages qui ne sont pas célèbres en savent quelque chose et jusqu'où peut aller la fantaisie des appréciations - nous entendons peut-être plus mal encore ?
          Ainsi restons persuadés qu'il y a des personnes très honorables qui n'entendent qu'une mesure sur huit... - cette arithmétique n'est pas infaillible, elle doit même varier avec chaque individu, - il est donc naturel qu'à la fin d'un morceau il leur manque des mesures et que leur compte ne soit pas juste ! Ce manque est difficile à avouer, à moins d'employer cette ruse habituelle qui consiste à dire, l'air préoccupé : "J'ai besoin d'entendre cela plusieurs fois..." Rien n'est plus faux ! Quand on entend bien la musique - écartons l'entraînement, les études appropriées - on entend tout de suite, ce qu'il faut entendre. Le reste n'est qu'une affaire de milieu, ou d'influence extérieure. Un public n'est jamais, de lui-même, hostile à la musique, souvent il ne s'inquiète même pas de la signature, ce qui est une jolie leçon pour les spécialistes.
          [...] Très sincèrement, ça n'est pas drôle d'être public ! Il faut lui souhaiter de réserver quelques dimanches à l'étude du bilboquet ; jeu qui exige une adresse peu commune, mais qui, du moins, ne réclame aucune faculté auriculaire spéciale."


          "...Comparons pour plus de clarté, les sons aux mots : tout le monde se sert des mêmes mots ! Pourtant, d'où vient le charme, la lumière nouvelle qu'acquièrent ces mêmes mots employés par certains écrivains, si ce n'est d'une particulière mise en place.
          Pareillement, d'où vient le charme inattendu que prennent des accords entendus à travers toute la musique, se ce n'est de cette "mise en place sonore" qu'on ne peut apprendre, attendu qu'elle n'est inscrite nulle part d'une façon visible.
          Seuls les initiés la pressentent après avoir interrogé l'apparente énigme des maîtres ; et souvent se trompent-ils et vont-ils chercher la cause de leurs émotions bien loin de ce coin discret où se dissimule - comme sous des herbes folles la douceur parfumée des violettes, - la beauté des harmonies."


Citations extraites de "Monsieur Croche et autres écrits" de Claude Debussy.


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12 janvier 2006 4 12 /01 /janvier /2006 23:27
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10 janvier 2006 2 10 /01 /janvier /2006 00:26

          J'ai la chance de pouvoir intégrer la classe de direction d'orchestre de Jean-Sébastien Béreau depuis octobre 2005.

          Chef d'exception, il obtint des Premiers Prix au Conservatoire Supérieur de Paris en direction d'orchestre et percussions notamment. Il eut ainsi parmi ses maîtres : Leonard Bernstein, Darius Milhaud, Olivier Messiaen,...

          Très jeune, il se voit confié la direction du Conservatoire et l'Orchestre de Metz ; rapidement il sera appelé par Marcel Landowski au poste d'Inspecteur Principal de la Musique au Ministère de la Culture.
          Plus tard, c'est le Conservatoire de Strasbourg qui l'accueille à sa tête ; puis, il sera nommé à la tête des classes d'orchestre et de direction d'orchestre au Conservatoire Supérieur de Paris.

          Ne pouvant s'acquitter du plaisir d'enseigner l'art de la direction d'orchestre, il fera des master-classes au Conservatoire de Dijon, et depuis quelques années à Lille, là où je vais actuellement.

          Nombres chefs, musiciens, solistes, compositeurs, ont suivi les cours de cet homme extraordinaire...


          I have the chance to follow the conducting courses by Jean-Sébastien Béreau since October 2005.

          Conductor of exception, He got the First Prices in conducting and percussions notably ; so, he had as masters : Leonard Bernstein, Darius Milhaud, Olivier Messiaen,...

          As a young man, he was director of the Conservatory and the Orchestra of Metz (France), and some years after, Marcel Landowski called him to be the Director of Music in the Cultur Ministry.
          Then, he was director of the Conservatory of Strasbourg ; and, he was called to be at the head of the orchestras and orchestra conducting classes at the Conservatory of Paris.

          Since he left the Conservatory of Paris, he gave master-classes, first in Dijon, and today, in Lille, where I'm going actually.

          Numerous conductors, musicians, soloists, composers, followed the courses of this extraordinary man...



         
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Published by maxime aulio - dans rencontres
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5 janvier 2006 4 05 /01 /janvier /2006 23:54

          On me demande souvent lorsqu'une de mes pièces est jouée, pourquoi je ne dirige pas l'orchestre...

          Un compositeur est-il le plus apte à diriger ses propres oeuvres ?

          Il est difficile de se détacher complètement du fait que c'est votre oeuvre... Je préfère mille fois travailler en collaboration avec un chef (heu... pas mille fois quand même...), pour peu que celui-ci soit un bon chef (respectueux de l'oeuvre, etc.)...
          Un compositeur aura peut-être plus de facilités à comprendre une partition qu'un "simple" chef, car il a les outils qui lui permettent de percevoir les secrets de fabrication de cette partition... Ceci dit, les grands chefs savent écrire, ne serait-ce que les fondements de l'harmonie... Ceux-ci devraient être appris de tous les interprètes, musiciens ou chefs ; ainsi, les partitions seraient mieux comprises, car le ressenti ne suffit pas...

Comme je m'explique souvent très mal, voici quelques citations :


"L'expérience a prouvé que le compositeur n'est généralement pas le meilleur interprète de ses oeuvres" dira Schumann...

"L'anxiété peut fausser le tempo [...]
[a remarqué Pierre Boulez au sujet de Stravinsky, probablement le compositeur le plus rigoureux par rapport au tempo, parce que la notion du tempo était totalement liée à son invention.] On pense que cela va passer dans ses interprétations, mais malheureusement, là, son tempo perd toute stabilité. Parce que Stravinsky, en tant qu'interprète, était incapable de dominer sa pensée." ("La partition transmise", Boulez)

            
Il est évident qu'un chef apporte quelque chose de nouveau à une oeuvre ; parfois, le travail d'un compositeur avec un chef peut se révéler houleux, mais c'est une question d'affinités...

             Berlioz devint chef d'orchestre car il ne supportait pas que sa musique fût dirigée par d'autres, et donc "plus ou moins défigurée" :

"Pour les bien rendre, les exécutants, et leur directeur surtout, doivent sentir comme moi. Il faut une précision extrême, unie à une verve irrésistible, une fougue réglée, une sensibilité rêveuse, une mélancolie pour ainsi dire maladive, sans lesquelles les principaux traits de mes figures sont altérés ou complètement effacés. Il m'est en conséquence extrêmement douloureux d'entendre la plupart de mes compositions exécutées sous une direction autre que la mienne. Je faillis avoir un coup de sang, en écoutant, à Prague, mon ouverture du Roi Lear dirigée par un maître de chapelle dont le talent est pourtant incontestable. C'était à peu près juste... mais ici l'à-peu-près est tout à fait faux."  ("Mémoires", Berlioz)

             Quelquechose de très important à mes yeux : "[...] doivent sentir comme moi." C'est ce qui fait certainement la différence entre un bon interprète (chef ou musicien soliste,...) et un autre musicien...

"Par vous j'ai été vaincu tout de suite [...]. D'abord il m'a semblé que je connaissais cette musique, et plus tard, en y réfléchissant, j'ai compris d'où venait ce mirage ; il m'a semblé que cette musique était la mienne, et je la reconnaissais comme tout homme reconnaît les choses qu'il est destiné à aimer..." (Baudelaire dans une lettre adressée à Wagner)            

    
Citations extraites de "L'art du chef d'orchestre" de Georges Liébert           
            

         






       Vous pouvez lire également cet autre article sur le sujet...
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4 janvier 2006 3 04 /01 /janvier /2006 00:05

        Parce qu'ils sont de bons musiciens, ont des websites sympathiques, et surtout parce qu'ils sont d'éternels amis rencontrés à Toulouse ou en Belgique, voici quelques liens de musiciens de qui les "classiques" pourraient apprendre beaucoup : le ressenti, l'articulation, le groove...






    Because they are good musicians, have nice websites, and especially because they are endless friends met in Toulouse or in Belgium, here are some links of musicians from which the "classical" musicians should learn a lot : feeling, articulation, groove...


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3 janvier 2006 2 03 /01 /janvier /2006 12:39




Voici un disque à écouter absolument : vous en tomberez amoureux instantanément ; grâce à Jean-Michel Maury, un compositeur ariégeois (il habite cette belle ville qu'est Foix), qui écrit toujours des musiques qui font rêver...

Chorales d'enfants :
Ecole Lucien Goron à Foix
Collège Bayle à Pamiers

Ensemble Instrumental de l'Ariège

Auteur, Compositeur : Jean-Michel Maury / Copiste : Renaud Escriva
Textes : Marie-Jo Escriva
Illustrations : Emilie Maury
Direction Musicale : Eric Villevière
Prise de son, mixage, mastering : Daniel Michel
Oreille attentive : moi-même
Conception graphique : digi production



   D'autres infos ici ou   






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2 janvier 2006 1 02 /01 /janvier /2006 23:43

          "L'harmonie régionale de Midi-Pyrénées [...] prépare plus spécialement cette année l'interprétation d'une commande, passée à Maxime Aulio, un jeune compositeur régional. La juste exécution du morceau, intitulé "Aerospace", est directement soumise à l'oreille attentive du compositeur, présent au milieu de l'ensemble des musiciens. Les auditeurs des tout prochains concerts bénéficieront donc de la primeur d'une oeuvre écrite, étudiée et inaugurée en Midi-Pyrénées."

(La Nouvelle République des Pyrénées - août 2005)


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2 janvier 2006 1 02 /01 /janvier /2006 23:33

          [...] "La demande a beau augmenter, l'inspiration ne l'abandonne pas. Son travail se peaufine. Son écriture musicale devient de plus en plus raffinée. Et toujours, de riches thèmes : l'espace, le vent, la voyage, la mythologie [...]"

(Sud-Ouest Gers - août 2005)

 Retrouvez l'article dans son intégralité



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2 janvier 2006 1 02 /01 /janvier /2006 21:41

  
    Pour les compositeurs/arrangeurs cherchant des symboles pour l'écriture moderne, Christian Texier, graphiste de métier et compositeur amateur, a créé des polices de caractères compatibles avec les logiciels "Finale" et autres...

    N'hésitez à télécharger ces polices gratuites ; d'autres, payantes, seront bientôt disponibles...

          For composers/arrangers who are searching for new symbols to write the music of today, Christian Texier, graphist (and composer by passion), has created some fonts for Finale and compatible softwares... Don't hesitate to donwload those fonts ; others will be published, but not for free...

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