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Ecoutez! Listen!

Un véritable coup de foudre pour ta musique. Subtile, puissante, originale et belle. Bravo sincère. Marc Steckar


















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Les Voyages De Gulliver -...
 
Whispering Wind Full Scor...
17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 23:34

     Sacré personnage que ce monsieur-là.
     Je ne saurais être assez doué pour le présenter, à sa mesure ; mais, ma foi, je crois que vous le connaissez déjà assez bien, vous qui êtes férus de musique d'orchestre à vents et fidèles auditeurs de France Musique...

     Que d'histoires me sont racontées de ses propres aventures au Conservatoire du 10e arrondissement de Paris, ou encore dans la Musique de Région Aérienne de Villacoublay... Car, en effet, François Dru a été trompettiste ; il ne m'a pas dit s'il ouvrait encore sa boîte pour jouer quelques notes...

     Hélas, ce n'est plus sur les ondes de Radio France que vous entendrez ce cher amoureux de la musique, ayant été contraint de laisser son kiosque d'amateurs pour le passé ; quels secrets Eole nous cacherait-il pour laisser partir un journaliste comme ça ? Les amateurs ont probablement perdu leur meilleur défenseur...

     C'est désormais auprès de l'orchestre "Les Siècles", dirigé par le grand François-Xavier Roth, qu'en tant que nouveau directeur artistique il s'attardera ; et il semble bien "s'éclater" ! On peut l'imaginer.

     Cher François, je vous donne rendez-vous au Réveil du 10e !




     En compagnie de François Dru, Jean-Philippe Vanbeselaere et l'Union Musicale en Combrailles, lors de l'émission "le kiosque des amateurs" du 24 novembre 2007.
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22 mars 2008 6 22 /03 /mars /2008 03:21
   

     Q
uand même !
          Depuis le temps que j'aurais dû en parler de celui-ci !

          C'est-à-dire que ce n'est pas facile d'utiliser les mots justes lorsqu'il s'agit d'écrire au sujet d'une personne que l'on apprécie sincèrement.







                Lors de l'enregistrement de son Estrambotic Cant

      
          Jean-Michel Maury est d'abord un grand pédagogue, mais, je crois, sans le vouloir... Enfin, c'est ce qui est frappant chez lui : il semble que nombre de ses aptitudes soient tout à fait innées.
          Son aptitude à communiquer avec les enfants - je me souviens d'une répétition que des classes d'école élémentaire écoutaient ; et "Jean-Mi" s'est avancé devant ces enfants déjà bouches bées, pour leur expliquer sa musique ; vous auriez dû voir l'émerveillement dans ces jeunes yeux !
en compagnie de Eric Villevière et Jean-Michel Maury


            Il s'est permis - comme un Bach écrivait une Messe pour chaque dimanche - d'écrire ou improviser des chansons pour chaque classe ; il a souvent écrit une pièce d'examen pour chacun de ses élèves clarinettistes ou autres instrumentistes...! Probablement, ou certainement même, selon les aptitudes de tel ou tel élève...

          Ainsi, nous voilà sur le Jean-Michel Maury compositeur...
        
          Que dire ? sinon que sa musique est d'une grande sincérité ; rares sont les compositeurs aujourd'hui - je pense à ceux qui étudient longuement cet acte créatif, avec un maître ou non -, qui ont cette sincérité... Car Jean-Mi, lui, est complètement autodidacte, si l'on peut même employer ce mot ! car, il n'a pas étudié la composition, même seul... Je suppose que cela l'ennuirait profondément. Non. Jean-Michel compose, c'est tout.
          Et c'est là le problème : c'est qu'il semblerait qu'il faille connaître Jean-Michel Maury pour pouvoir jouer sa musique, si simple qu'elle puisse paraître ! Car ce n'est qu'une simplicité apparente... Je vous prie de croire.

Eric Villevière - au cor - dans Los Somis, extrait du spectacle "Le Chemin des Bonshommes" de Jean-Michel Maury ; Ensemble Instrumental de l'Ariège, sous ma direction (Eric étant passé au cor !)...
           

Enregistrement de "Récréanotes" ("Une image d'hiver" sur la photo) de Maury...



            Je peux témoigner aussi sur le fait qu'il est loin d'être le dernier question humour...! (voir la petite vidéo ci-dessous - musique et paroles de lui-même...) Il est d'ailleurs souvent très surprenant et peut nous faire rire de manière très inattendue...

A A

            Enfin... Pour résumer... Jean-Michel, c'est un compositeur, quelqu'un, que l'on rencontre (yipi ! je l'ai mis dans la bonne catégorie, cet article !)...


Maryse Chacon (flûte/piccolo à l'Ensemble Instrumental de l'Ariège ; directrice de l'Ecole de Musique de Lavelanet en Ariège), Eric Villevière, "mézigue" comme on dit par là-bas, et Jean-Mi...



Retrouvez Jean-Michel et ses oeuvres ici, , par ici, par là-bas




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28 février 2007 3 28 /02 /février /2007 02:20

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7 juin 2006 3 07 /06 /juin /2006 22:52

             En préparation de mon mémoire pour mon diplôme de Master en direction d'orchestre - mémoire ayant pour titre "l'orchestre d'harmonie en France : histoire(s)" - j'ai rencontré Désiré Dondeyne, au siège de la Musique des Gardiens de la Paix de Paris.

             Né en 1921, ce petit homme aux sourcils broussailleux et fort d'expériences et de rencontres musicales fabuleuses, m'a raconté en quelques heures, et ce fut trop peu (on pourrait l'écouter parler une journée entière!), une série d'anecdotes entourant son histoire et celle de la musique à Paris des années 30 aux années 70...

             Je vais rester bref sur cet article (le plus long sera dit dans mon mémoire...) pour préciser que cet homme a étudié au Conservatoire de Paris la clarinette, l'harmonie, le contrepoint, la fugue, la composition notamment avec Jean et Noël Gallon, Olivier Messiaen, Tony Aubin, Darius Milhaud... Il entra alors à la Musique de l'Armée de l'Air, dans le pupitre des troisièmes clarinettes. Pendant la guerre, il fit la connaissance de Henri Dutilleux engagé comme grosse caisse et cymbales au sein de la Musique de l'Air... L'orchestre étant rapatrié à Toulouse, il entre au conservatoire de la ville rose, après avoir rencontré le compositeur Aymé Kunc, alors directeur, qui l'accepte dans les classes d'écriture ; puis, retour à Paris où il obtient dès lors des premiers Prix de clarinette, harmonie, contrepoint, fugue, composition...

classe de composition de Tony Aubin, en 1953

             Il aura étudié aux côtés notamment de Roger Boutry, Michel Legrand, Jacques Castérède...

             Lorsqu'il arrive à la tête de la Musique des Gardiens de la Paix de Paris, il fait découvrir l'orchestre d'harmonie au Groupe des Six notamment ; ainsi, l'orchestre passe commande à Milhaud, Poulenc... Germaine Tailleferre sera enthousiasmée par cette formation, elle qui pensait qu'un orchestre "militaire" ne pouvait jouer que des marches militaires...! Elle autorisera Désiré Dondeyne à transcrire certaines de ses oeuvres pour les Gardiens de la Paix, tout comme Henri Tomasi, André Jolivet, etc.

             Aujourd'hui, on peut rencontrer Désiré Dondeyne dans les locaux de la Musique des Gardiens de la Paix, étant toujours intimement attaché à ce patrimoine qu'il a forgé...
             Désiré Dondeyne est un grand compositeur et chef, mais malheureusement trop peu - à mon avis - considéré à sa juste valeur par le monde des orchestres à vents...






             During the preparation of my essay (for my Master certificate in orchestra conducting, with the title "The Wind Orchestra in France : history and stories"), I met Désiré Dondeyne, at the Musique-des-Gardiens-de-la-Paix-de-Paris' headquarters (Municipal Police of Paris).
             Born in 1921, this little man with bushy eyebrows, is full of experiences and fabulous musical encounters... He told me, during some hours (and it wasn't enough ; you could listen to him for days!), stories around him and musical life in Paris between the 30's and the 70's...

             I'll just tell that Dondeyne studied at the Conservatory of Paris : clarinet, harmony, contrapoint, fugue, composition, with notably Jean and Noël Gallon, Olivier Messiaen, Tony Aubin, Darius Milhaud... He entered the Musique de l'Armée de l'Air (Air Force) as 3rd clarinet, and during the war, met Henri Dutilleux who was engaged as bass drum and cymbals player ; after the repatriation of the wind band in Toulouse, Dondeyne met the director of the Conservatory, Aymé Kunc (composer, Prix de Rome), who accepted him in the composition course. Then, go back to Paris where he had all his first price...

             When he arrived at the head of the Musique des Gardiens de la Paix de Paris, he show to the Groupe des Six (Auric, Milhaud, Honegger, Tailleferre, Durey, Poulenc) especially what is really a wind orchestra... So, there were commissions ; Tailleferre was so enthousiastic about the wind orchestra... She gave Dondeyne permission to transcribe some of her symphonic pieces, as Henri Tomasi, André Jolivet, etc.

             You can meet sometimes Désiré Dondeyne at the "Gardiens de la Paix" headquarters, because of his close affection to the heritage he hand down.
             He is a great composer and conductor, but regrettably not - I think - considered for his real talent by the wind bands milieu...




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10 janvier 2006 2 10 /01 /janvier /2006 00:26

          J'ai la chance de pouvoir intégrer la classe de direction d'orchestre de Jean-Sébastien Béreau depuis octobre 2005.

          Chef d'exception, il obtint des Premiers Prix au Conservatoire Supérieur de Paris en direction d'orchestre et percussions notamment. Il eut ainsi parmi ses maîtres : Leonard Bernstein, Darius Milhaud, Olivier Messiaen,...

          Très jeune, il se voit confié la direction du Conservatoire et l'Orchestre de Metz ; rapidement il sera appelé par Marcel Landowski au poste d'Inspecteur Principal de la Musique au Ministère de la Culture.
          Plus tard, c'est le Conservatoire de Strasbourg qui l'accueille à sa tête ; puis, il sera nommé à la tête des classes d'orchestre et de direction d'orchestre au Conservatoire Supérieur de Paris.

          Ne pouvant s'acquitter du plaisir d'enseigner l'art de la direction d'orchestre, il fera des master-classes au Conservatoire de Dijon, et depuis quelques années à Lille, là où je vais actuellement.

          Nombres chefs, musiciens, solistes, compositeurs, ont suivi les cours de cet homme extraordinaire...


          I have the chance to follow the conducting courses by Jean-Sébastien Béreau since October 2005.

          Conductor of exception, He got the First Prices in conducting and percussions notably ; so, he had as masters : Leonard Bernstein, Darius Milhaud, Olivier Messiaen,...

          As a young man, he was director of the Conservatory and the Orchestra of Metz (France), and some years after, Marcel Landowski called him to be the Director of Music in the Cultur Ministry.
          Then, he was director of the Conservatory of Strasbourg ; and, he was called to be at the head of the orchestras and orchestra conducting classes at the Conservatory of Paris.

          Since he left the Conservatory of Paris, he gave master-classes, first in Dijon, and today, in Lille, where I'm going actually.

          Numerous conductors, musicians, soloists, composers, followed the courses of this extraordinary man...



         
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24 décembre 2005 6 24 /12 /décembre /2005 15:08

"Rêves et déambulations d'après Fernando Pessoa"

    Je souhaite vous parler de ce disque emprunt d'une grande poésie... Musique composée par Jean-Marie Machado, ce pianiste d'origine portugaise, considéré comme l'un des jazzmen les plus inventifs de sa génération, conciliant le jazz et la musique "contemporaine" (il étudia l'écriture, le contrepoint, la fugue...).


Leve, leve, muito leve,
Um vento muito leve passa.

Léger, léger, très léger,
Un vent léger vient à passer.


    Machado rend donc un hommage à Fernando Pessoa (1888-1935), ce grand poète portugais, qui comptera parmi les plus importants écrivains de ce siècle.

    Une grande magie se dégage de cette musique qui nous mène à travers la ville de Lisbonne...

    Parmi les interprètes :

Jean-Marie Machado            Piano
Riccardo Del Fra                  Contrebasse
Andy Sheppard                   Saxophones soprano et ténor

Choeur : Solistes de Lyon-Bernard Tétu

L'Orchestre secret :         Benat Achiary             Chant
                                    Jean-Yves Penafiel     Chant
                                    Pascal Contet             Accordéon
                                    Christian Hamouy       Percussions
                                    Jacques Mahieux        Batterie
                                    François Merville         Batterie

Octet à vents de l'Ensemble Instrumental de l'Ariège

Eric Villevière                        Direction

    Un spectacle avait été créé au départ, avec la musique de Machado ; "La Main des Saisons", que j'ai au la chance de voir (à Tournefeuille, près de Toulouse), a été donné ainsi, lors d'une tournée des musiciens, en France et au Portugal...

    Je vous laisse découvrir alors ce disque imprégné d'un grande émotion que nous fait partager Machado avec sa musique colorée, orchestrée, extraordinaire...



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19 octobre 2005 3 19 /10 /octobre /2005 00:00


J’ai dédicacé une de mes dernières pièces, "Marsyas", à Eric Villevière, pourquoi ?

    Je vais vous le dire.

Eric est un chef d’orchestre et un homme d’exception. Il a une grande capacité de perception, et un charisme extraordinaire. Il est bien sûr très bon musicien. (De plus amples informations sur son parcours : ici)

Travailler avec lui est une grande chance ; en tant que musicien, vous apprenez à jouer, entendre, écouter différemment.

En tant que compositeur, je pense différemment l’acte de composer : j’ai par exemple appris à ressentir le tempo d’une nouvelle page avant de l’écrire, ce qui évite l’indication d’un tempo théorique, qui n’est pas forcément un bon tempo.

J’ai donc appris à ressentir ce que j’écris, ce qui n’est je pense pas le cas - et donc j’ai eu de la chance - de certains compositeurs, qui parfois n’entendent même pas ce qu’ils ont écrit… !

Le son d’un orchestre change sous sa direction ; c’est indéniable, ça s’entend.


Son but à la tête d’un orchestre, l’emmener à un niveau supérieur de celui dans lequel il joue habituellement. C’est facile de dire « c’est bien », mais plus difficile « c’est mieux, et on peut encore faire mieux »…

Il faut pouvoir malaxer le son de l’orchestre comme de la pâte, enfoncer les doigts lentement dans la farine, mélanger… Ses gestes sont semblables.

Il faut savoir que dans le travail d’un chef d’orchestre, la gestique, ce que le grand public voit, n’est que 20% (c’est juste pour donner un ordre d’idée, non pas un pourcentage tel quel).

La connaissance et la compréhension de la partition jouée (et de son compositeur) reste le plus important et permet par la suite de pouvoir faire comprendre aux musiciens ce qu’ils jouent et comment il faut le jouer.

Ainsi, lorsque tous les musiciens sont rassemblés (musicalement) vers une même idée, l’orchestre sonne mieux, et si le chef est de plus un bon interprète, sensible, et qu’il arrive à faire passer ce qu’il ressent aux musiciens, la magie opère.

C’est ce qu’arrive à obtenir Eric, et il est rare de voir des chefs arriver à un tel résultat.


    Une petite anecdote supplémentaire :

Il arrive à créer un écho artificiel, je ne saurais expliquer le phénomène scientifique qui le régit, mais je l’ai entendu de nombreuses fois avec lui, il nous en a même fait une démonstration… tout simplement, sur un accord (fin d’une œuvre par exemple), lorsque chaque musicien s’arrête de jouer, on peut entendre un légère résonance supplémentaire, comme un écho - attention ! Non pas créé par l’acoustique de la salle ! – qui serait créé par des restes de vibrations d’air (chaque instrument de musique fonctionne en faisant vibrer l’air, ça parait banal, mais il faut le rappeler)… Il est possible de créer ces restes de vibrations, c’est difficile à expliquer, mais lorsqu’on entend ça, on se dit, c’est magique (en fait purement scientifique, je suis plutôt cartésien, mais magique quand même) ; et puis, il faut un chef qui arrive à cela, comme Eric.

Pour conclure, considérant « Marsyas » comme la meilleure pièce que j’ai écrit jusqu’à présent, et lorsque je l’écrivais, tous les paramètres cités étant réunis, et donc imaginant Eric diriger cette pièce, il me semblait évident de lui dédicacer.

D’ailleurs, il en est flatté (il me l’a dit), car il aime beaucoup cette œuvre semble-t-il, en tout cas, le résultat est magique.

Merci.

EDIT : Eric a repris ses activités de corniste, et joue régulièrement avec le célèbre Concert Impromptu !

 




PS : retrouvez parmi les diaporamas, quelques photos de gestes d’Eric



I dedicated one of my last compositions, "Marsyas", to Eric Villevière ; why ?

He is an exceptional conductor and personage, with a formidable charisma and a great sense of perception. He is also a good musician, of course.

To work with him is a chance ; as a musician, you learn to hear, listen, play your instrument differently.

As a composer, I consider the composing action differently ; for example, I learned to feel the tempo of a movement before writing it, so, I don't write a theorical tempo which could be not a good tempo.

Today, I feel what I write, I'm lucky ; lots of composers don't feel what they write, sometimes don't hear also !
(you can easily see that)

An orchestra's sound change under his baton, it's undeniable, you can hear it.

To make an orchestra growing to a higher level is better than to make it play at his level.

His gesture is similar as someone who knead dough, push hands in the flour, mix up...

You have to know that the gesture is only 20% of a conductor's work (it's not to give a percentage, but an idea).

To know the score, and its composer, inside out, is the most important thing ; so, you can demise to musicians how and why to play what they're playing. Then, when all the musicians are getting together to the same idea of playing, and if the conductor has a good feeling and can transmit it to them, it could be magical.

Eric can have this result, and it's rare to see that.

He is able to create an artificial echo, not due to the audience's acoustics, only by the sound work. it's long to explain, and I can only give a scientific explanation, and when you hear that, as I heared many times with Eric, you think it's magical.

So, I dedicated "Marsyas" to Eric, because of these parameters, and the fact that I did imagine Eric conducting this piece when I was writing it. He is flattered of that he said to me ; and when he conducts it, it's magical...

Thanks.

EDIT : Eric is taking his horn again, and plays now with the renowned "Concert Impromptu" !





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11 avril 2005 1 11 /04 /avril /2005 00:00
Eh oui... je l'ai rencontré.
    C'est une longue histoire, mais pour résumer, Philippe Ferro, l'actuel chef de la Musique des Gardiens de la Paix de Paris, m'a mis en contact avec Monsieur Cosma, alors que l'orchestre des Gardiens jouait des compositions du Maître de la musique de film en France, et de moi-même.
    Ainsi, je suis allé chez Cosma ; je suis entré dans un grand appartement d'artiste, avec des livres, et des partitions dans des bibliothèques murales, des portraits du compositeur dans toutes les pièces, un petit meuble sur lequel étaient posées ses diverses récompenses : un trophée des "7 d'or", je crois qu'un "Oscar" était posé là, mais je ne me souviens plus très bien...
    Il a ouvert un grand tiroir, dans lequel nombres manuscrits étaient classés par ordre alphabétique ; je ne dois pas préciser qu'il y avait beaucoup de tiroirs comme celui-ci...
    Il me demande si je sais utiliser une photocopieuse, et voilà que je copie ses manuscrits...
    Puis, il me copie une cassette avec les enregistrements correspondants.
    Je dois écrire des arrangements (adaptations) de ces pièces pour orchestre à vent.
    Je suis reparti très fier, dans le métro, en arborant les photocopies des manuscrits de Vladimir Cosma.



Yes, I met him...
    It's a long story, but to resume, Philippe Ferro, actual conductor of the Musique des Gardiens de la Paix de Paris, brought me into contact with Mr Cosma ; the orchestra played pieces of the Maestro of French Film Music and myself...
    So, I went to Cosma's rooms ; with books and scores in mural bookcase, portraits of him in each room a little antique furniture on which there were trophies ; There were french trophies, and I think an Oscar...
    He opened a drawer, in which there were numerous manuscripts listed in alphabetical order ; there were a lot of such drawers...
    He asked me if I can use a Xerox, and then I copied some manuscripts... He copied me an audio tape...
    I have to make arrangements of his music for wind orchestra.
    I left, very proud, in the Paris subway, with the copy of Vladimir Cosma's manuscripts...

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31 mars 2005 4 31 /03 /mars /2005 00:00
Nadia Boulanger (1887-1979)
    Malheureusement je n'ai pas pu rencontrer Mademoiselle Nadia Boulanger...

    Cette grande dame de l'histoire de la musique du XXème siècle a été le "professeur" de nombreux compositeurs bien connus aujourd'hui : Aaron Copland, Elliot Carter, Jacques Ibert, Jean Françaix, Karel Husa, Marius Constant, Igor Markévitch, Quincy Jones, Roger Boutry, Michel Legrand, Philip Glass, Ida Gotkovsky,... La liste est interminable...

    Elle fut elle-même l'élève - très jeune - de Gabriel Fauré et Charles-Marie Widor pour la composition, Louis Vierne et Alexandre Guilmant pour l'orgue au Conservatoire de Paris.

                
avec Gabriel Fauré                                                     Paris, 1936

    Très tôt donc, en 1904, elle obtient les Premier Prix d'harmonie, de contrepoint, de fugue et d'accompagnement au piano.

    En 1908 elle est Deuxième Grand Prix de Rome. Elle compose et donne de nombreux concerts. Mais, elle juge sa musique "inutile, pas même mal faite, inutile! On n'a pas envie d'écrire de la musique inutile"...
    Alors, se tournant vers l'enseignement, elle reçoit de nombreux élèves du monde entier chez elle, rue Ballu ; enseigne également à l'Ecole Normale de Musique de Paris (après avoir été l'assistante de Paul Dukas), et au Conservatoire Américain de Fontainebleau. Elle y assurera les classes d'harmonie, de contrepoint, de composition jusqu'à sa mort ; elle en fut nommée directrice en 1950.

avec Igor Stravinsky

    Elle se tourna vers l'Amérique dans les années 40, où elle fut premier chef d'orchestre du Boston Symphony Orchestra et du New York Symphony Orchestra.

    Lorsqu'elle voyait Ravel faire du contrepoint, alors qu'elle en faisait étant jeune, cela lui paraissait naturel...Après avoir réalisé que Ravel avait déjà écrit son quatuor à cordes, elle lui demanda pourquoi faire encore du contrepoint : "Il faut bien nettoyer la maison de temps en temps, j'en fait toujours", lui répondit-il.

 
avec Leonard Bernstein
 

    Dans ses cours, rue Ballu, elle fait "enfourner à ses élèves coûte que coûte" le "Clavier Bien Tempéré" de J.S. Bach... "Il me paraîtrait un peu drôle que quelqu'un n'ait jamais lu la Bible."
    Effectivement, la musique de Bach est le fondement de toute les musiques qui lui succédèrent...

    Dans ses cours d'analyse, elle fait entendre, écouter la musique comme un phénomène horizontal et non plus vertical.

avec Aaron Copland
 

    Nadia Boulanger est à l'écoute de ses élèves, même si elle n'apprécie pas forcément la musique qu'ils écrivent, elle en dégage ce qui est bien et ce qui est mal... Ses élèves étaient de toutes nationalités ; son influence devait jouer dans la nécessité d'avoir de la rigueur, mais certainement pas dans le style... A ses élèves japonais : "Je vous en supplie, restez japonais et devenez universels pour d'autres raisons."

    Tout au long de sa carrière, elle donna de nombreux concerts et conférences en France et à l'étranger ; elle continua jusqu'à la fin de sa vie de recevoir des élèves chez elle, rue Ballu.

    J'aurais tant aimé rencontrer Mademoiselle Boulanger...

Un hommage musical par Francis Poulenc
 


"So far as musical pedagogy is concerned - and by extension of musical creation - Nadia Boulanger is the most influential person who ever lived"
Ned Rorem, 1979

 
    Unfortunately, I couldn't meet "Mademoiselle" Nadia Boulanger.

    She had been the teacher of numerous well-known composers such as : Aaron Copland, Igor Markevitch, Jean Françaix, Jacques Ibert, Elliot Carter, Quincy Jones, Karel Husa, Marius Constant, Roger Boutry, Michel Legrand, Philip Glass, Ida Gotkovsky,... The list is never-ending...
    She was very young when she studied composition with Gabriel Fauré and Charles-Marie Widor, organ with Louis Vierne and Alexandre Guilmant at the Conservatory of Paris.
    Very early, in 1904, she obtained the First Prize in harmony, counterpoint, fugue and piano accompaniment.
    In 1908, she is second Rome Prize. She compose and hand numerous concerts. But, she consider her music as useless, non-essential, not wrong written, just useless. No one want to write useless music...
    Then, she turned to be a teacher, and received several students from all over the world, in her house, Ballu Street. She teach also at the Ecole Normale de Musique de Paris (after being Paul Dukas' assistant), and at the American Conservatory of Fontainebleau, where she teached harmony, counterpoint and composition ; she was nomated as director of the American Conservatory in 1950.
    In the USA, she was the first conductor of the Boston Symphony Orchestra and the New York Symphony Orchestra.

    When she saw, as a young girl doing her counterpoint, Ravel doing such exercises, it was natural... Later, when she knew that he had written his String Quartet for long time, she asked him why he did counterpoint : "You have to clean up your house sometimes, I do counterpoint sometimes..." he answered.

    During her courses, in her home, her students had to learn all the "Well-Tempered Clavier" by J.S. Bach : "it might be strange that someone never read the Bible".
In fact, Bach's music is the basis of all music after him...

    Nadia Boulanger listen her students, even if she doesn't like the music of one of them, but in that case, she extracts the good and bad from the work... Her students were from all nationalities ; her influence on them had to be in thoughtful, and not in style... To her japanese students : "Please, I entreat you to be japanese, and you can be universal for other reasons".

    During her life, she handed numerous concerts and conferences in France and abroad ; Until the end of her life, she received lots of students at home, Ballu Street.

    I would like so much to meet "Mademoiselle" Boulanger...

Livre que je recommande :
 

 


 
 
 
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18 mars 2005 5 18 /03 /mars /2005 00:00

    Hayato est un compositeur que j'ai rencontré lors de mes études en Belgique. C'est un auteur et une personne que j'apprécie...pourquoi?

    Tout d'abord parce qu'il y a une grande différence de culture entre nous : il est japonais, et a étudié aux Etats-Unis (Boston, etc.) pendant de nombreuses années.

    A vrai dire, je ne connais pas son âge (je crois 30 ans environ), je ne sais pas où il est né, et encore plein de choses que je ne connais pas de lui, mais ce n'est pas si important après tout. Pour en revenir au Japon, il semble que ce soit un pays fascinant... la langue japonaise est très proche, de part la prononciation, du français ; cela paraît étrange, mais le résultat est qu'il est beaucoup plus facile de prononcer le japonais, que l'anglais ou le néerlandais (j'en sais quelquechose pour le néerlandais!)...

    Il fait beaucoup d'expériences : teste tous les genres musicaux, de la musique légère (légèrement jazzy) à la musique électronique, plutôt très moderne...

    De plus, le respect et la courtoisie, pour ne citer que ces qualités (à mon avis) un peu oubliées sur notre vieux continent, sont de mise chez les japonais... (on pourrait penser : trop sérieux, trop poli, pas naturel, etc. mais non. j'ai rencontré beaucoup de japonais en Belgique, c'est leur naturel ; il ne correspond pas au notre c'est tout.)

    Je m'éloigne un peu de la musique...pardon. Je n'ai pas grand chose à rajouter de toute façon (et puis, je dois encore écrire la traduction en anglais!) Le mieux est encore d'écouter les quelques extraits de compositions d'Hayato :


1) "Captain Marco" (composé en 1998), pour orchestre d'harmonie. Cette pièce décrit bien sûr les aventures de Marco Polo...

2) "Sappho" (composé en 2002 à Boston dans le cadre de ses études de composition), pour soprano, harpe et quatuor à cordes. Si je me souviens bien, Sappho est un poème grec ; je n'ose en raconter plus, histoires de femme(s)... une pièce très réussie que j'aime beaucoup.

3) "Partita" pour 2 violons : une sorte d'hommage à Bach bien sûr...


Retrouvez ses partitions (ainsi que des extraits) chez De Haske, ICI.

Hayato and Minako Hirose, Jan Van der Roost, me

 

    I met Hayato during my studies in Belgium. He is a composer and a personage I appreciate. Why?

    First, because of the cultural difference, he is from Japan, and studied for years in USA.

    To tell the truth, I don't know really his age, and where he was born, etc. but, it's not so important, isn't it? The Japanese prononciation is not so far from the French... It could be bizarre ; French can pronounce Japanese better than English or Dutch (I can say something about Dutch!)...

    Hayato does a lot of experiences in his work : from light (jazzy) music to electronic music...

    Besides, Japanese people have respect and courtesy in their qualities ; it's going to be lost by the time in Europe...!

    Sorry, I get clear for music... I have nothing to add ; just listen the excerpts here :

1) "Captain Marco" (composed 1998), piece for wind orchestra. It describes of course Marco Polo's adventures...

2) "Sappho" (composed 2002 in Boston in frameworks of his studies), for soprano, harp and string quartet. Sappho is a Greek poem which tell about women......A well-done composition I like very much.

3) "Partita" for 2 violins : a kind of hommage to Bach...

 

 

Find out his last scores (and excerpts) at De Haske pages, HERE.

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Published by Maxime Aulio - dans rencontres
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